L'Amana-Sulhie complilée ( presque) en une page
Pourquoi répétons-nous les mêmes comportements, alors même qu’ils nous éloignent de la vie que nous désirons ?
Pourquoi certaines peurs, certaines blessures ou certains conflits semblent-ils refermer en nous les passages mêmes de l’existence ?
L’Amana-Sulhie propose une lecture originale de ces mécanismes, à la rencontre des sciences cognitives, de la psychologie contemporaine et d’une réflexion spirituelle sur la condition humaine.
Elle est une approche de développement intrapersonnel qui cherche moins l'acquisition de nouvelles compétences que de transformer profondément la relation que nous entretenons avec nous-mêmes.
Au cœur de cette démarche repose une idée simple : l’être humain est dépositaire de quatre grands élans vitaux qui cherchent naturellement leur expression.
Lorsque les blessures, les peurs et les récits construits sur nous-mêmes viennent en entraver le mouvement, l’existence se resserre peu à peu derrière des comportements d’évitement, des mécanismes de protection et des identités défensives.
L’Amana nous invite alors à reconnaître la Vie comme un dépôt sacré qui nous est confié. Elle affirme la dignité inhérente à ce dépôt, offert sans condition.
Elle nous apprend à reconnaître les quatre élans qui l’animent, à discerner ce qui en entrave la circulation et à retrouver une direction intérieure dégagée de l’emprise de nos anciennes protections.
Dès lors, nous pouvons commencer à nous définir autrement : non plus seulement depuis nos blessures, nos peurs ou les récits qu’elles ont engendrés, mais depuis ce qui, en nous, cherche véritablement à vivre.
Vient alors le second mouvement : la Sulhie.
Elle se déploie comme une onde de paix profonde et persistante, mettant en relation cette nouvelle manière de nous envisager avec les anciens mécanismes qui continuent de nous habiter.
Elle ne cherche ni à les combattre ni à les rejeter.
Car la transformation véritable n’est ni une guerre contre soi, ni une accusation, ni le reniement de ce que l’on fut :
elle est l’apprentissage patient d’une autre relation à soi-même, nourrie par une rétroaction consciente et des boucles d'ajustement intérieur grâce auxquelles l’être apprend progressivement à s’accueillir plutôt qu’à se combattre.
La Sulhie accomplit ainsi son œuvre de réconciliation :
dans l’Esprit, par la Lucidité qui distingue les faits des récits et desserre les fusions du langage ;
dans le Corps et les sensations, par l’Acceptation de l’inconfort et la Maturité émotionnelle qui traversent l’évitement sans s’y soumettre ;
dans l’Être, par la reconnaissance que rien en nous, n’est fondamentalement dirigé contre nous, mais que derrière les maladresses de nos mécanismes demeure quelque chose qui cherche encore à protéger ou à vivre. De cette compréhension s’ouvre un espace de Réconciliation, de Compassion et d’Unité intérieure d’où peut naître l’Agir ;
dans l’Action, enfin, par cette force de la Douceur envers soi-même qui offre aux quatre élans vitaux des passages libres vers leur expression. L’action cesse alors d’être une contrainte exercée contre certaines parts de soi : elle devient le passage même par lequel la Vie, désenchevêtrée de ses luttes intérieures, retrouve son mouvement et poursuit son accomplissement..
Alors le mouvement peut s’inverser. Là où l’évitement renforçait autrefois la peur et retranchait silencieusement des expériences à notre existence, la preuve que chaque vécu désormais traversé avec fidélité ouvre la possibilité du suivant, nourrit un cercle vertueux.
Ce qui s'appauvrissait commence à s'enrichir et l’expérience réelle renforce progressivement notre capacité à vivre.
Ainsi, l’Amana-Sulhie ne nous invite pas à devenir quelqu’un d’autre.
Elle cherche à rendre de nouveau accessibles les passages par lesquels la Vie peut circuler, afin que ce qui nous a été confié trouve, dans l’expérience quotidienne, une expression plus libre, plus fidèle et pleinement vécue.